Coup de rouge

Qu’est-ce qui arrive quand on joue les midinettes, à peine couverte, à faire le pied de grue sous la pluie devant une entrée de défilé à la Fashion Week ? Une bonne vieille crève qui me cloue sur place depuis hier avec tous les symptômes réjouissants :  oeil vitreux, nez en patate et toux de tuberculeux, je suis fraîche et ça se voit. 

Du coup, je ne suis pas mécontente d’avoir quelques photos faites à l’avance pour vous présenter une nouvelle version d’ALICE en drap de laine rouge. J’ai récupéré une petite série en 3 coloris produite par mon nouvel atelier de confection en début de semaine et le résultat est concluant, ouf ! Malgré leurs références rassurantes, je serre toujours les fesses dents au moment de remettre le modèle et tout le matos.

C’est aussi l’occasion de vous laisser découvrir les derniers bijoux de Kapagande, toujours aussi bien sélectionnés par Gwen, subjective, moi ?

Première version minimaliste avec une basique chemise blanche, mon nouveau fétiche et féminisée par un bracelet manchette et un serre-tête avec fleurs en sequins :

Top oversize « ALICE » Une souris dans mon dressing – Chemise H&M – Slim noir H&M – Boots compensées André – Bracelet manchette « Dalia » Kapagande – Serre-tête « Chimène » Kapagande.

Deuxième version plus boyish avec mon éternelle chemise à carreaux d’homme, une broche scarabée vient ajouter une touche de lumière et rendre l’ensemble plus féminin (vous noterez le sourire coincé et l’air suffisant, je me filerais des baffes) :

Chemise d’homme à carreaux H&M – Broche « scarabée » Kapagande

– Et enfin, une version chic-isée par une jupe droite en cuir, un petit foulard noué façon gavroche et un bracelet manchette à la fois sobre et graphique : 

 

Jupe cuir Camaïeu – Foulard Epice – Bracelet « Charlize » Kapagande

Une fois requinquée, je vous montrerai le dernier coloris, en voici un rikiki aperçu :

Malheureusement, je n’ai que 5 exemplaires (vendus) disponibles en rouge, j’ai en effet jeté mon dévolu sur ce tissu mais il s’agissait d’une fin de rouleau et je ne suis pas certaine d’avoir du réassort. Plus d’infos sur le e-shop

Bonne journée ! Je file me faire un grog, patraque et pétée, ce sera parfait !

Quoi de neuf chez Cultura ?

Quand les lardons zonent à la maison sans la moindre idée pour s’occuper, j’ai deux options qui marchent à tous les coups : soit je les emmène manger un repas équilibré chez l’ami Ronald, soit on file chez Cultura. J’avoue un faible pour la deuxième option dans la mesure où j’y trouve aussi mon compte.

Entre le rayon king size Hello Kitty où mes cocottes s’extasient devant chaque article, les kits de loisirs créatifs adaptés à tout âge (y compris pour les grandes filles comme nous), les livres à feuilleter, les CD à écouter, on y passe un bon et long moment avant de repartir avec un sachet garni qui m’assure quelques heures de tranquilité.

Résultat : ça bricole sec et tout le monde est content sans parler du bénéfice pour ma conscience de mère mise à rude épreuve avec Super Gulli.

Lorsqu’on m’a proposé de vous parler de Cultura, c’est surtout parce qu’il y a de la nouveauté bien alléchante pour nous autres créatives (blogueuses ou pas). Et si vous faites partie des 180.000 personnes ayant déjà participé à l’un des 30.000 ateliers créatifs en magasin, l’événement devrait encore plus vous plaire.

Cultura lance en effet aujourd’hui une plateforme communautaire sur internet, animée par 10 animatrices. L’idée, vous l’aurez sans doute compris, est de bénéficier de conseils et astuces de pros, montrer vos réalisations et échanger avec d’autres passionnés le tout dans un esprit convivial, sympa, non ?

Parmi les 5 univers réunis sur cette plateforme joliment baptisée C’mon Atelier, je retiens en particulier la custo de vêtements et les bijoux créatifs. Si je suis moins adepte du scrapbooking, peinture et effets ou home déco, je dois admettre qu’il y en a pour tous les goûts et toutes les envies.

Que vous soyez débutante ou bien dégourdie de vos dix doigts, le site regorge d’explications pas à pas sur des créas toutes simples (comme ce bracelet aux accents ethniques) ou plus sophistiquées, et en cas de panique, vous pourrez poser vos questions en live aux 10 animatrices dispos pour vous aiguiller.

Le site encore tout frais va s’étoffer dans les semaines à venir et d’ici là, vous avez déjà de quoi vous amuser, je vous laisse le découvrir ICI !

(*Article sponsorisé qui ne m’empêche pas de rester sincère sur son contenu)

Butin parisien

Je vais vous avouer un truc : je suis une provinciale pure et dure, accrochée à sa région comme une moule à son rocher. Dans ce contexte, partir seule 3 jours à Paris (2 dodos, rendez-vous compte) représentait bien sûr une énorme excitation mais aussi un challenge perso. Dépourvue de tout sens de l’orientation, je n’avais qu’une trouille : me perdre.

La main scotchée à mon plan de métro, autant vous dire que j’avais tout de la touriste en goguette.  Dans le train de retour (que j’ai failli louper suite à plusieurs errements en RER), quel soulagement d’entendre, comme Sarah 800 km plus loin, la voix rassurante du contrôleur : « vous êtes arrivés en gare de Lille Flandres, nous espérons que vous avez passé un agréable voyage« .

Les paillettes de la fashion week ont subitement disparu au moment où j’ai retrouvé mes lardons le sourire jusqu’aux oreilles et leurs mots si doux à l’oreille : « tu nous as manqué maman« , enfin surtout les filles, Gaspard s’étant mis en mode dur-à-cuire « mouais, c’est pas la mort 3 jours » pour finalement me réclamer un câlin en douce. Ma nouvelle résolution ? Me faire la malle plus souvent, les retrouvailles n’ont pas de prix.

Non, mes zouaves ne font pas exprès de s’étriper pour me rendre hystéro, ils ne me prennent pas pour leur bonniche, ne sont pas ingrats et encore moins capricieux, ils m’aiiiiment !!! Je vais m’efforcer de retenir tout ça pendant, allez, au moins 48 heures.

Evidemment, le petit butin sorti de la valoche ajoute un plaisir supplémentaire, soyons honnêtes. Et pas de virée parisienne réussie sans un détour chez Uniqlo, le paradis du cachemire à petit prix. J’y ai dégoté un grand pull moelleux que j’ai pris en Taille L pour le côté loose.

Pull tunique Uniqlo 17, rue Scribe – Paris 9ème (métro Opéra) – Chemise H&M (nouvelle collection) – Jean slim coupé à crû Promod – Derbies Eram – Collier Un oiseau sur la branche.

La ceinture noeud quant à elle vient d’une petite boutique sur laquelle nous sommes tombées par hasard avec Sophie, on a craqué toutes les deux, en cuir et soldée 50 %, soit 22,50 euros au lieu de 45 euros, on n’a pas hésité longtemps.

Astucieuse, elle peut se porter aussi bien taille haute que basse avec ses pressions sur le côté. Et d’où qu’elle vient la p’tite ? Vous pensez bien que que je suis partie avec la carte pour vous filer l’adresse. Le nom à retenir : Oxyde – 12, rue de Turbigo (1er art). Trois autres boutiques situées 7, rue Saint Merri  (4ème), 24, rue de Poitou (3ème) et 28, rue de Charonne (11ème).

Côté tissus ? Rien de très folichon, je me suis farcie tout le quartier St Pierre sous des trombes d’eau sans parapluie pour revenir avec un malheureux (et néanmoins fort joli) coupon de soie bleu nuit dégoté aux Coupons de St Pierre qui se transformera un jour ou l’autre en petite robe, affaire à suivre…

Paris et fashion week : baptême du feu #2

Pour introduire la suite de mon périple parisien en pleine fashion week, j’ai choisi le king du street style : Scott Schuman, THE Sartorialist en plein boulot. Avec Sarah, on a joué les midinettes en lui tournant autour l’air de rien (tu parles d’une discrétion) tout en espérant être immortalisées, peine perdue.

Avec un look autrement plus extravagant et une certaine position dans la presse (par exemple), nous aurions à coup sûr augmenté nos chances, à l’image d’Anna Dello Rosso, ci-dessous qui n’est autre que la rédactrice en chef du Vogue Japon. Sarah les connait toutes par coeur, une vraie bible fashion.

Je vous plante le décor : Jardin des Tuileries, défilé Viktor & Rolf, on a déjà vu plus miteux comme cadre.

Une grande liane famélique a attiré l’oeil de Scott

Je préfère de loin cette belle brune épanouie sur ce vélo de ville rose ultra fashion, qui porte le turban comme une déesse, accessoire pourtant ultra casse-gueule :

 Ou cette jolie asiatique avec un chapeau pour le moins original :

Les photos avec ce vélo rose ont en plus un but utile puisque elles visent à promouvoir l’association Pink Bra Bazaar qui récolte des fonds pour la recherche, la prévention et le dépistage du cancer du sein.

Les mannequins connaissent évidemment un gros succès, jugez plutôt :

Côté mecs, le show est également assuré, toutes les audaces sont permises :

Même si nous n’avons pas réussi à susciter l’intérêt du Sartorialist, Sarah et moi avons connu malgré tout notre petit moment de gloire. Sapées des pieds à la tête par une célèbre marque, nous avons eu la chance de participer à un petit shooting dont je vous parlerai bientôt.

Un aperçu ?

Non mais vous avez vu cette tuerie de manteau ????

Le plaisir de porter ces pièces a été de courte durée puisqu’il s’agissait d’un prêt mais on a bien rigolé.

Côté shopping, je suis restée très raisonnable au cours de ces 3 jours avec tout de même quelques jolies trouvailles dont une qui devrait intéresser les addicts du noeud. Je vous montre tout ça demain ?

Edit : je vous invite chaudement à lire le billet souvenir de Béné, non contente d’être une crème de fille, elle est mille fois plus douée que moi pour exprimer tout en justesse ces moments à part que l’on a vécu.