Ni tout à fait cropped, ni tout à fait cape

Le cropped, c’est tendance. Oui mais pas toujours facile à porter avec sa longueur ombilicale.

La cape, c’est tendance. Oui, mais un poil encombrante et propice aux courants d’air qui doivent se glisser de façon insidieuse un peu partout, merci bien.

Forte de ces constats peu engageants (pour ma part) et inspirée malgré tout par ces deux tendances phare, je me suis mise en quête d’un beau drap de laine pour échafauder un compromis acceptable à mes yeux.

Pour une fois que je réussis à anticiper quelque chose, je n’étais pas mécontente de sortir mon modèle testé juste avant les vacances.

Place maintenant aux matières chaudes et enveloppantes qui n’ont même pas besoin d’attendre les premiers frimas pour être portées, c’est ça le Nord et c’est aussi une nouveauté dans mon petit e-shop.

Première version facile sur mon new jean slim suédois qui contrairement aux précédents bien empilés dans mon placard, a  l’avantage d’être « regular waist », traduisez : je peux me baisser sereinement sans craindre d’offrir le sourire du plombier pas sexy pour un sou.

Je vous avais parlé d’une merveille de bijou rétro déniché sur le joli blog de Vanessa S., il s’agit donc d’un sautoir avec montre gousset et vous savez le plus dingue ? La montre fonctionne ! Compte tenu du prix sacrifié (10 euros, oui vous lisez bien), j’avoue que je ne m’y attendais pas du tout. 

Dans son paquet, Vanessa avait également glissé une petit surprise et pas des moindres :

Avec mes articulations crochues, j’ai toujours eu un problème avec les bagues, elles glissent, tournent, bref, je n’en porte que très rarement. Jusqu’à celle-ci, tout simplement parce qu’elle est très facilement réglable. Un immense merci Vanessa, tu peux m’ajouter à ta longue liste de fans et j’attends ma nouvelle commande avec impatience … Quel bonheur de trouver de pareils bijoux, qui ajoutent en plus une note toute particulière à la tenue!

Top oversize en drap de laine « Alice » Une souris dans mon dressing (plus d’infos ici) – Jean slim H&M (nouvelle collection) – Chemise Etam (un bon 4 ans d’âge hyper cintrée avec les boutons qui s’écartent, classe) – Boots Underground (quelques signes de fatigue mais feront encore la saison) – Bracelet bois Claire’s (2009) – Vernis « Particulière » n°505 Chanel.

Et sinon, vous avez remarqué ?  Quoi ? Rien ??? Mais si, j’ai cédé à l’appel de la chaussette, oui comme un bon petit mouton mais aussi après avoir écouté attentivement Sarah qui préparait cet été un article pour un magazine très célèbre en Suisse.

Alors, si vous désirez comme moi vous approprier la chaussette cet hiver, je ne peux que vous inviter à découvrir son article hautement instructif sur son blog. Le magazine sort tout juste aujourd’hui. Quant à la provenance de mes chaussettes, j’ai commencé timidement en les piochant à…Auchan.

A très vite avec un autre look à la sauce bourge néo-bourgeoise qui ne plaît évidement pas des masses à qui vous savez.

Réchauffé

Vous savez ce qu’on dit, le chili con carne (ou tout autre plat longuement mijoté), c’est toujours meilleur réchauffé.

Et voilà mon excuse toute trouvée pour vous servir à nouveau de la manche gigot (ou bouffante selon l’expression consacrée). Par chance, il semble que celle-ci soit toujours dans l’air du temps cet hiver. Pfiouuu, je ne suis pas encore complètement hors du coup.

Pour me faire pardonner ce déjà-vu, je vous emmène dans un lieu hautement glamour et confidentiel : le parking de ma Mairie de quartier. Pas très nouveau non plus, soit.

La seule différence ? Les photos qui suivent ont été prises à un moment de relative affluence. Autrement dit, prenez mes lardons en train de grimper sur les  monuments municipaux et quelques personnes dont le regard interloqué se passe de tout commentaire, vous obtenez un gentil petit moment de solitude. Au moins, s’il y en a que ça faisait marrer, je vous le donne en mille : L’Homme.

Pour renouveler un minimum la chose, je vous la présente assaisonnée à la sauce 2010-2011 avec mes fonds de tiroir, comme quoi, la mode est un éternel recommencement, on ne nous le répétera jamais assez.

Version casual avec une pointe féline et du sac cartable (très vintage)  auquel on ajoute un type qui reprend sa camionnette en se demandant ce que je peux bien trafiquer perchée sur un muret :

Robe « Violette » Une souris dans mon dressing en coton gris – Ceinture Mango (soldes été 2010) – Sautoir Naf-Naf (soldes été 2010) – Bracelet Kookaï (été 2010) – Sac cartable Ebay – Boots André (2009)

Version plus habillée en changeant les accessoires : une touche de rouge, un collier plastron bling-bling et une pochette vintage en cuir.

Ceinture cuir rouge COS (printemps 2010 shoppée à Paris avec ma petite biche) – Collier plastron 3 Suisses (été 2010) – Pochette vintage Freep’s’tar (sur laquelle j’ai remplacé l’infâme chaîne tocarde par une tresse en simili cuir).

Les fonds de tiroir, c’est bien mais les nouveautés aussi, n’allez pas croire que je sois devenue une ascète du shopping, j’ai d’ailleurs oeuvré dans ce sens chez le suédois pas plus tard qu’hier : H&M offre en effet une réduction de 10 euros sur tous les jeans jusqu’au 15 septembre (merci l’appli IPhone).

Vous n’êtes pas sans ignorer mon addiction maladive aux bijoux, donc bien installée derrière mon PC, je me suis fait un petit plaisir à prix littéralement cassé en m’offrant un TRES joli sautoir rétro sur le blog de Vanessa S. qui déstocke actuellement une partie de ses sublimes créations. Je vous le montre très vite, d’ici là fonçez, car bien que dévalisée, il lui reste encore quelques trésors.

Une histoire de chevilles qui enflent

Quatre jours que je pèse le pour et le contre, non pas que je me prenne vraiment la tête mais j’hésite, je me tâte, j’en parle ou pas ???

Car voilà,  j’ai eu à nouveau les faveurs d’un magazine et celui-ci est sorti samedi matin avec la Voix du Nord, LE quotidien dans ch’Nord. Chaque samedi, un magazine que j’aime beaucoup est glissé à l’intérieur : Version Fémina.

Pourquoi tant d’hésitations alors que je ne me suis pas trop gênée jusqu’à présent ? Eh bien, la trouille de recevoir des crèmes décongestionnantes pour chevilles enflées par exemple ou encore des tisanes visant à réduire le melon qui aurait pris la place de ma petite tête.

Et puis réflexion faite, pourquoi bouder mon plaisir de partager cette petite news avec vous, ça craint tant que ça ?

(Cliquez deux fois sur la photo s’il vous prend l’envie de lire l’article)

Je remercie sincérement Céline Levivier, la journaliste pour son extrême gentillesse, la photo a été prise dans mon petit atelier et pour tout vous dire, je suis bien plus à l’aise avec mon photographe-maison qui râle et s’impatiente.

Face à une pro, j’étais tout simplement tétanisée et le sourire s’est fait la malle. Résultat, j’ai l’air en profonde déprime.

Toute excitée tout de même par cette parution, je l’ai soumise à l’avis de mon entourage et je n’ai pas été déçue, c’est le moins que l’on puisse dire.

Le mari d’une copine (Aline, si tu passes par là…) m’a trouvée « désirable », uniquement sur la photo a-t’il crû bon de préciser. Si ce n’est pas forcément le qualificatif auquel je m’attendais, quand on a 36 ans bien sonnés et amoureuse du même mec depuis 17 ans (ça fait limite retraités ce chiffre), on prend le compliment sans broncher et on le répète à son homme en pouffant comme une gamine.

Quant à ma cop’s Amélie, elle y est allée cash : « je ne te reconnais pas sur cette photo, on dirait que t’as 45 ans ! ». Coup de massue et coupes de champ’ pour me remettre de mes émotions. Vilaine !

Deux heures plus tard, c’est une autre copine bienveillante qui m’a piégée pour m’offrir mon meilleur profil et rétablir la vérité. Le melon, c’est pas pour aujourd’hui…

Moralité : ne pas hésiter à solliciter l’avis de ses amis, ils trouveront toujours les mots justes pour vous rassurer…

Noir, c’est noir. Gris, c’est gris

Tout en zonant en vieux peignoir hier matin, et en examinant le contenu mon placard d’un oeil torve, une décision s’imposait comme une évidence, il fallait ranger tous ces vêtements d’été que je ne mettrai plus avant 2011, moche.

Résultat une grosse pile qui risque fortement de traîner pendant quelques jours semaines avant de descendre la partie hiver du grenier. Du coup, C’est le souk dans la chambre nuptiale conjuguale et mon placard me semble tout maigrichon.

Il ne fait ni assez froid pour sortir la peau de bête retournée (tant mieux, en même temps) et plus vraiment caliente pour jouer les prolongations sur le vestiaire d’été. C’est la mi-saison et on ne peut pas dire que j’en sois vraiment friande.

Chaque jour, je me fais violence pour laisser mes doigts pieds à l’air libre comptant par avance leurs mois d’enfermement à venir alors que je n’ai en réalité qu’une envie : porter mes nouvelles boots compensées gris souris. Une fille est parait-il pleine de contradictions, mais quel est l’imbécile qui a dit ça ?

L’Homme a tranché, elles sont d’après lui à dé-gueu-ler, charmant. En revanche, il n’a fait aucun commentaire sur ma petite robe noire, dois-je considérer qu’il approuve ? Aucune idée.

Pour la réaliser, je suis partie du patron japonais n° 7 issu de ce livre :

Mes modifs : j’ai descendu la taille de la partie haute (une bonne vingtaine de centimètres), puis j’ai ajouté la partie jupe avec poches italiennes, une bande de coulisse pour l’élastique à la taille  et enfin, j’ai échancré  les emmanchures puisque je voulais ma robe sans manches.

Mon verdict ? Je crois que j’ai encore vu la vierge sur la longueur que je trouve une fois encore un poil trop courte. Pour tout vous dire, à l’origine j’avais en tête une combi-pantalon et puis, en réflêchissant deux secondes au côté anti-pratique de la chose, en particulier en hiver, j’ai tout bonnement renoncé et coupé n’importe comment mon tissu.

Avec des collants bien opaques, je devrais en principe la rendre plus facilement portable, non ?

Et les boots dans l’histoire ? Je suis une faible fille influencée par les magazines de…fille. Il a suffit d’un micro coup d’oeil dans un numéro d' »Envy »  pour savoir qu’elles devaient être miennes.

Avec un talon d’une hauteur a priori décente, une forme affinée, une couleur grise irrésistible dans un beau cuir velours, tous les ingrédients étaient réunis pour un craquage en bonne et due forme au grand dam de l’Homme, j’en fais mon affaire, il s’y habituera. (Modèle Frisson chez l’ami André)

Quand même il me fatigue avec ses goûts limités, pour ne pas dire classiques au possible. En même temps, y’a pire comme défaut, comme celui de ronfler et me flinguer la nuit par exemple.

Je vais me reprendre un p’tit café tiens !