Pour l’amour du perfecto (et de l’homme)
L’autre jour, après avoir essayé toute la gamme Essie de vernis roses chez Monop’ (Inno pour les filles de la métropole lilloise), voilà que je me retrouve nez à nez avec un perfecto gris qui sent bon le mouton, une main sur le portant décidée à ne pas le lâcher et une autre en l’air avec des mouvements d’une élégance rare.
Fallait bien faire sécher cette assortiment de vernis, disons conceptuel.
Un passage en cabine plus tard pour constater qu’il me va comme un gant (auto-compliment inclus), je le repose à contre-coeur. A un moment donné, il faut savoir se montrer forte car entre les vacances de rêve et le futur atelier, je redoute un avertissement du banquier.
Dans ce cas là, il emploie un terme sur papier qui me file de l’urticaire. Comment ça s’appelle déjà ? Ah oui, agios. Beurk.
Je rentre ainsi frustrée mais aussi victorieuse d’avoir su résisté à la tentation. Victoire qui ne fait pas long feu, ce perfecto me hante, un enfer ! (ben quoi ?)
En général, j’épargne l’homme de ces préoccupations modesques, imaginez qu’il se mette à me tenir un discours passionné sur les turbos à injection 16 soupapes ou son dernier carré d’as au poker. Sans façon, merci.
Allez savoir pourquoi, quelques jours plus tard, j’ai eu ce coup de folie de lui en parler. A question de femme, réponse d’homme : « combien ton truc ? ». Je le sens moyen.
Puis une autre beaucoup plus réjouissante : « je te l’offre ».
The bachelor is back, les filles !
Tie & dye space futal
A la vue de cette photo, j’imagine déjà bon nombre d’entre vous en train de vous dire « elle décaroche complétement cette pauvre souris, c’est moche à crever son futal, au secours les goûts de chiottes » et je comprendrais aisément cette réaction légitime.
Mon fils m’a déjà balancé que je ne ressemblais à rien, quant à l’homme, contre toute attente, il a trouvé ça rigolo sans aucune ironie, je ne sais pas ce que je dois en conclure.
Je concède l’effet ado rebelle qui dirait fuck à ses parents à coup de « j’ai 16 ans, je m’habille comme je veux d’abord et vous n’êtes que des vieux cons psychorigides » (je m’y attends à celle-là dans quelques années)
A la fois space et casse-gueule à porter, je dois néanmoins avouer que j’aime bien le résultat justement pour son côté pièce unique (même si très inspirée d’Isabel Marant), vous m’en voyez désolée.
Tout comme mes comparses, que dis-je mes coachs, qui m’ont accompagnée dans le « how to » via un paquet de sms, je me suis éclatée comme une gamine à jouer avec des élastiques et de la javel.
D’un point de vue écolo, j’ai un peu honte par contre. A raison d’1,5 litre de javel (la première tentative s’est soldée par un échec sur le délavage et une fois sec, plus moyen de rentrer dedans), cette custo est certes économique (à condition de recycler un vieux jean) mais très limite pour notre amie la nature.
Je ne vais pas vous assommer avec les photos du DIY, celui-ci est très bien détaillé sur Fashion Guitar qui avait été lui-même relayé par Sushi & Pedro, Peg’ et Anne-So ont également posté les leurs. La position des élastiques est aléatoire, j’ai toutefois remarqué qu’il ne fallait pas radiner sur le nombre et multiplier les petits boudins sur le jean.
Côté look, je me suis efforcée de dé-grungiser la chose avec une veste un peu chic, tout en restant sur des tonalités identiques, point trop n’en faut.
Inspirations atelier
Comment j’ai pu passer à côté de Pinterest tout ce temps ?
Peg’ en a pourtant fait un billet on ne peut plus limpide, tout le monde en parle et moi, je persiste à garder un bon TGV de retard sur cette mine d’inspiration.
Jusqu’à ce week-end où en tapant le seul mot « atelier » (l’objet de toutes mes pensées, on s’en doute), ch’baraque s’est retrouvée animée, non pas des cris récurrents de mes lardons, mais plutôt des miens.
Seul bémol : tout me fait envie. Il va donc falloir ruser pour recycler un maximum de choses, les détourner, le plan B quoi !
Je me suis donc constitué un petit dossier « Inspirations » (pas encore compris ces histoires de pin) et quitte à passer du temps derrière l’ordi, autant partager avec vous quelques visuels hyper alléchants.
Collier ethnique DIY et grand foutoir
Alors que je suis censée boucler ma petite collection été, je m’éparpille en ce moment, c’est une catastrophe. Les modèles sont presque terminés mais il reste encore toute la gradation des tailles, des dernières commandes de fournitures diverses et je procrastine en brassant beaucoup d’air.
Un coup, c’est le chantier qui m’occupe l’esprit, ou comment perdre quelques heures sur des sites de déco et aménagement d’espace. Le suédois du meuble va bien m’aimer, je le sens.
Un coup, ce sont les copines qui me chauffent avec leur jean tie & dye très Marant, et allez, encore du temps perdu le nez dans un seau de javel pour obtenir un résultat tout moisi. Et comme j’ai une sainte horreur de rester sur un échec (le côté orgueilleux du gémeau peut-être ?), eh bien, je recommence l’opération avec un autre futal exhumé du grenier.
Enfin, il y a aussi les vacances qui se profilent, d’habitude en février, c’est centre de loisirs pour les lardons et boulot. On compte les mois avant de revoir le soleil du Sud et honnêtement, j’envie ceux qui partent.
Cette année, la roue tourne de façon exceptionnelle en notre faveur puisque on va passer tous les 5 une semaine sous les cocotiers donc ça cause tongs, maillot de bain et mojitos, il y a plus désagréable comme perspective.
Malgré les beaux passeports flambants neufs et les carnet de voyage que nous récupérons demain (hiiiiiii !!!!), j’ai un mal fou à imaginer qu’on troquera dans une semaine nos manteaux pour des maillots et tenues légères.
Une chose est sûre, j’emporterai dans ma valise ce petit collier ethnique tout léger composé de tubes en verre coloré. Achetés en décembre à La Droguerie, ils ont su patienter. (petit DIY inside)
Mon futur atelier – Acte 2 : construction
La deuxième semaine de travaux s’achève à peine et la construction avance à grande vitesse. Le jardin n’est plus qu’un terrain vague toutefois décoré de binouzes et chaque jour, j’imagine de nouvelles idées d’aménagement et de peintures, on n’est pas rendus !
Bien que je sois follement excitée par ce projet, j’ai tout de même un regret à confesser, au risque de passer pour une sale gosse capricieuse.
Voilà, il s’agit des fenêtres.
Dans mes rêves, elles étaient très hautes, étroites et en enfilade comme dans les vrais ateliers d’artistes, façon ferronnerie avec tout le charme qu’elles procurent à l’ensemble.
Plusieurs d’entre vous m’en avaient d’ailleurs émis la suggestion, photos canons à l’appui, n’est-ce pas Anne ?
Faute de budget (déjà serré) et fortement déconseillé par super-Michel (le chef de chantier) en terme d’isolation, il a fallu revoir mes rêves à la baisse.
Malgré tout, j’ai réussi à obtenir une compensation : un format de fenêtres plus grand, c’est toujours ça de pris.
Une fois la façade habillée de bois et les menuiseries peintes en noir mat, j’ose penser que le résultat final sera tout aussi sympa, le charme d’origine en moins, c’est indéniable.
De l’intérêt du petit sac
J’ai toujours eu un faible pour les grands sacs, on peut y entasser sa vie, entre les choses vitales (CB, chèquier, cartes de fidélité) et toutes ses bricoles de fille comme les petites pochettes colorées remplies de merdouilles en tout genre sans oublier le sac plié en nylon, indispensable quand le grand sac en question menace d’exploser.
Seulement, il finit par peser le bougre et par moments, dos et bras crient au désespoir et me font sentir tous les deux qu’ils saturent de trimballer ce fatras innommable.
Dans l’intérêt de ma santé (mauvaise foi, je crie ton nom), il me semblait URGENT d’adopter un petit format et faire le tri pour n’emporter VRAIMENT que l’essentiel. Du moins, de temps en temps.
Celui-ci (issu de La Redoute) m’avait immédiatement tapé dans l’oeil début janvier avec ses couleurs sorbets et son joli pompon, et coup de chance, il bénéficait déjà d’une petite réduc’, encore d’actualité.
Tout aussi indispensable, le pull vert menthe en pur lin, matière idéale en ce moment. Ben quoi ? (qui ressort turquoise sur les photos, grrrr)
Il suffit de tricher avec des superpositions de gilet et foulard pour anticiper le printemps sans être gelée sur place.
Snood anis
Un snood terminé en une semaine, qu’est-ce qui m’arrive ?
La motivation du printemps à venir peut-être, sauf qu’il va falloir patienter encore un peu et que le snood en question n’est ni chaud, ni particulièrement doux.
Sans être non plus désagréable à porter, il n’est pas (encore) tout à fait compatible avec les températures de fin d’hiver. Redoux, nous dit Evelyne.
Moi je dit qu’on n’en peut plus. Et toutes ces vitrines regorgant de couleurs vitaminées remuent le couteau dans la plaie comme il faut.
Qu’à cela ne tienne, j’ai pris beaucoup de plaisir à le réaliser, cette laine NOMADE en 100 % coton est un pur régal à tricoter, le fil glisse tout seul et sur des aiguilles 5, on peut dire que la progression est plutôt rapide.
Même en point de blé que j’avais repéré sur un gilet American Vintage tout en ignorant son petit nom, merci à Peg’ de m’avoir soufflé le terme exact, j’adore cet effet texturé qui apporte une illusion de technique à un rectangle tout bête.
Nuisette de jour (head-band tricoté inside)
Après avoir tenté une percée l’année dernière, le pyjama chic de jour serait une des tendances phares de cet été. Soit.
Autant, je le trouve plutôt joli sur podium ou papier glaçé porté par des grandes lianes à la coiffure et make-up étudiés, autant, sur moi, je le sens moyennement. Plus casse-gueule, tu meurs.
En revanche, la nuisette en soie me semble autrement plus facile à apprivoiser, sans avoir l’air de sortir directement de son plumard.
Dans ma quête de robe de chambre méga-soldée (rien que le nom est un frein à l’achat), je suis tombée raide amoureuse de ce « déshabillé » (tout de suite plus sexy) issu de la nouvelle collection « homewear » de Princesse Tam-Tam, à porter comme une tunique légère avec un top dessous (sans rien, je passe mon tour).
Idéale pour apporter une dose de féminité à mes looks dans l’ensemble très décontractés, en particulier ces dernières semaines où, comme tout le monde, je cherchais refuge dans la grosse maille chaude, limite je ne peux plus les saquer ces pulls maintenant.
Et hop, une nouvelle copine pour mon dressing content d’accueillir de la couleur et raccord (encore !) avec mon head-band bleu klein réalisé à partir du super tuto de Ioana.
Mon futur atelier – Acte 1 : démolition
Dans mon jardin, il y a (enfin, il y avait jusqu’à ce WE) un atelier très ancien utilisé dans les années 30 pour la confection de bonnets, notre maison étant la boutique. Depuis 12 ans, à défaut de garage, il nous sert grosso modo de stock à vélos, tondeuse, BBQ, friteuse (capital la friteuse) et tout un ramassis de vieux machins chinés dont je n’arrivais pas à me séparer.
Les lardons qui grandissent et surtout mon activité qui prend chaque jour un peu plus de place procurent la désagréable impression d’étouffer avec des murs qui se rapprocheraient (ça va, si on peut plus noircir le tableau). On a bien pensé à déménager mais ce foutu marché immobilier n’en fait qu’à sa tête.
Bref, le boulot au sein de la vie de famille a marqué ses limites, il me faut un espace dédié et tant qu’à faire, si je pouvais récupérer une salle-à-manger décente, tout le monde serait ra-vi. Ninon me dit à l’oreille qu’elle aimerait bien aussi récupérer sa chambre, également investie il y a deux ans comme petit atelier de fortune, déjà pas si mal. Mauvaise mère.
Seule solution ? Démolir l’atelier qui tient à peine debout et en construire un nouveau avec les 3/4 de l’espace rien que pour MOI ! Vaste projet qui a failli capoter, on n’y croyait plus.
L’Homme, n’écoutant que son courage, a démonté une partie de la toiture (sous la neige) et 4 gars costauds ont enchainé hier la démolition à une vitesse stupéfiante, chacun sa spécialité.
C’est parti pour deux mois de chantier ambiance Beyrouth à la fois dans le jardin et aussi dans ch’baraque (chouette l’évacuation des gravas) puisque c’est le seul accès vers l’extérieur.
Vous voulez voir un peu à quoi ressemblait cet atelier dans son jus ? Je vous préviens, c’est vintage, voire sinistre !
Ensuite, je vous confierai une mission (si vous l’acceptez bien entendu) : recueillir vos suggestions d’aménagement car sur ce plan là, je suis pour ainsi dire, à la rue.
L’indécise du snood
Avant tout, un grand merci pour vos avis sur ma tunique Peter Pan, Fée Clochette, Robin des Bois ou encore troubadour qui va donc rejoindre la malle à déguisements, je m’en suis remise. Ce n’est ni le premier raté, ni le dernier et pour reprendre une expression toute faite (vous savez combien je les aime celles-là), c’est en forgeant, qu’on devient forgeron, n’est-ce-pas ?
Ou comment se concentrer sur la bouteille à moitié pleine. Ma psychologie de comptoir, c’est cadeau du lundi.
Restons dans la série je-me-plante-mais-je-garde-la-foi avec ce snood refait 5 fois, au bas mot.
En matière de tricot, non seulement je stagne au niveau débutant mais je trouve encore le moyen d’y consacrer pas loin de 6 semaines de soirées téloche pour arriver à un résultat somme toute ultra-basique.
Tout est question de format, je le voulais bien enveloppant pour affronter ce froid polaire mais gourmande en nombre de mailles (la peur de manquer peut-être ?), ça n’a pas loupé, chaque tentative s’est transformée en espèce de chose molle et dégoulinante.
Sans parler d’hésitations multiples sur le point à adopter : riz au départ (je vous en avais montré un aperçu ici), puis blé pour terminer bêtemement (mais sûrement) par un point mousse.
L’Homme, un rien consterné de me voir défaire tous les 3 jours, s’est senti obligé de partager son ressenti : « passionnant, ce que tu fais ». Bien aimable.
Si on n’a plus le droit d’être perfectionniste…(vite trouver une pirouette pour s’en sortir la tête haute).












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