Archive pour novembre 2011
Vente privée (du Nord)
Cette vente qui aura lieu à ch’baraque ce vendredi me réjouit pour plusieurs raisons :
- Pas (ou beaucoup moins) de logistique usante à prévoir comme cette énorme valise archi-lourde que je me trimballe à chaque fois, pas de portants à démonter et encastrer à qui-mieux-mieux dans le coffre, ni d’allers-retours multiples voiture/lieu de la vente chargée comme un bourricot avec souvent pas un mec pour proposer sa force virile à une jeune femme en détresse.
Bon en même temps, si le mâle courait les ventes privées de minettes, ça se saurait.
Cette fois, tout est sur place, ce sera limite reposant.
- La deuxième raison est une chouette journée en perspective partagée avec des copines : je ne vous présente plus Gwen et ses bijoux Kapagande, il y aura également Bertille avec sa collection de manchettes et bot’chettes et enfin Aline, une passionnée de déco, avec sa série de coussins canons.
Comme d’hab’, on prévoit quelques remontants et cette année, le vin chaud maison sera aussi de la partie pour une ambiance Nowel avant l’heure et surtout parce que c’est bon, enfin pour ceux qui aiment.
Que vous veniez seule ou à plusieurs, soyez toutes les bienvenues !
Avant de vous laisser, petit rectificatif sur l’entretien de la blouse PERNILLE : après un test de lavage effectué hier en machine sur mon prototype (que j’aurai dû faire au préalable, encore une bonne leçon), il s’avère que ce mode d’entretien convient très bien, contrairement au nettoyage à sec que j’avais recommandé par sécurité, la blouse n’a pas bougé d’un poil.
Pernille, Adèle et Lise nouvelle version pour le e-shop
C’est toujours avec un sentiment partagé que j’intégre des nouveautés dans mon e-shop, une grosse excitation mêlée à un stress non moins important. (je radote un peu là, hein !)
Encouragée jusqu’à présent par des résultats positifs, je peste (contre moi-même) de ne pas être foutue de les apprécier à leur juste valeur, les doutes et autres remises en question prennent toujours le dessus, serait-ce une faiblesse de gémeaux ?
Malgré tout, j’ai une petite victoire à mon actif : je me suis enfin attelée à la partie gestion qui jusqu’à présent me terrorisait (sans blague). Mon entourage avait beau me bassiner avec cet élément essentiel dans la réussite d’une entreprise, aussi petite soit-elle, je persistais à jouer les autruches.
Avec le soutien (non pardon, la patience) de mon nouveau conseiller BGE dont je bénéficie du suivi de création d’entreprise pendant encore deux ans, j’ai rempli un magnifique tableau de trésorerie avec tout plein cases pas drôles, prochain RV dans deux mois, j’ai plutôt intérêt à être à jour dans mes devoirs.
Si je vous raconte cette anecdote, c’est parce que vous êtes quelques unes à me poser des questions en off sur mon parcours et aussi parce que j’utilise ce blog comme déversoir à états d’âme carnet de bord, il me permet ainsi de faire le point de temps en temps sur l’évolution de cette aventure un peu folle.
On passe aux nouveautés ? (là, je fais mon intéressante parce que vous les avez déjà vues en partie)
From Paris & Lille
J’ai beau me rendre à Paris seule assez régulièrement, armée de plans plus complets les uns que les autres, je reste toujours aussi peu dégourdie dans le métro et dotée d’un sens de l’orientation aussi affuté que celui d’un hamster, nul quoi.
Ah, il y a bien quelques quartiers popus comme le Sentier ou St Pierre dans lesquels je parviens encore à peu près à circuler sans avoir l’air d’une touriste de base mais ça s’arrête là. Du coup, je passe le plus clair de mon temps à demander mon chemin tous les 100 mètres.
Par chance lors de ce micro-séjour, c’est le plus souvent accompagnée que j’ai parcouru les rues de notre belle capitale, j’ai donc nommé Peggy (les bons tuyaux) et Anne-Sophie (la bombe, Adriana Karambeu est un thon à côté) comme acolytes de premier choix.
Sans faire chauffer la CB plus que de raison (en général, les factures salées liées aux fournitures me calment direct), j’ai néanmoins rempli ma petite valise avec quelques bricoles ma foi bien sympathiques comme ce pull navajo que ma fille trouve super-moche. Et contre toute attente, l’Homme a aimé, vous le croyez ?
Partir pour mieux revenir
Oh à peine deux petits jours, ça compte pas vraiment, si ?
Sous le prétexte d’aller me réapprovisionner en matières premières, j’en profite pour m’offrir par la même occasion un bol d’air parisien, pas forcément le plus sain sur un plan physique mais excellent pour le moral.
Quoi de plus salutaire que s’échapper (seule) de temps en temps pour mieux retrouver les siens ? Voilà ma solution d’égoïste pleinement assumée (ou presque).
Avant de filer, j’ai tout de même quelques trouvailles à vous faire partager. Après avoir laissé une partie de mes tripes dans le précédent billet, revenons à des choses nettement plus futiles !
Pour Fleur et sa wonder mother
Aujourd’hui, j’ai envie de vous raconter une jolie histoire qui me tient à coeur.
Cette petite fille sur la photo s’appelle Fleur- Purnima, elle va avoir 8 ans en décembre, elle est gaie, espiègle et tête en l’air, elle dit qu’elle a la peau couleur chocolat comme la Princesse Grenouille, ses longs cheveux soyeux et ses grands yeux noirs expressifs sont à tomber.
Il y a 4 ans, elle grandissait depuis tout bébé dans un orphelinat en Inde choyée avec d’autres enfants par des soeurs qui leur apportent soin et affection avec les moyens du bord, c’est-à-dire pas grand chose.
La suite, vous la devinez.
Des amis de toujours, heureux parents d’un petit gars blondinet, ont affronté les caprices de Dame Nature qui contrariait sérieusement leur projet d’agrandir leur famille et ce, pendant de longues années.
Ils ont alors mûri doucement un projet d’adoption et se sont tournés vers l’association « Enfants du Monde ». Une fois l’agrément obtenu, à nouveau l’attente puis enfin LA photo de leur fille, elle n’a que 3 ans. Le grand voyage pour aller la chercher 10 mois plus tard, restera à jamais gravé dans leur mémoire.(on s’en doute un peu).
Je vous avoue qu’il m’est difficile d’écrire ce billet, je redoute de déformer des informations ô combien précieuses dans leur histoire, sa maman est ma fidèle amie depuis 20 ans et je ne cache pas une certaine émotion en écrivant ces quelques lignes.
Je me souviens, comme si c’était hier, de l’arrivée de Fleur en France, un matin froid d’octobre. Avec les copines, on était toutes au taquet, qui a des infos fraîches, des photos ???
Détail revu
Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Je vous le demande.
Pourquoi m’être enquiquinée à coudre une patte alors qu’une simple pression faisait mieux l’affaire ?
Merci à Jicky, Marekath, Ioana, Anne et Caro, j’ai suivi vos votes et je ne regrette pas le moins du monde, le patron était fait pour se fermer avec les deux pans qui se chevauchent, et comme une tarte, je me suis obstinée à les faire tenir côte à côte.
Désormais, elle tombe mieux, à la bonne heure ! Assortie à un look plus sobre et plus harmonieux (à mon goût) en terme de couleurs.
Ma veste homewear (avec détail à revoir)
En hiver, outre le fait d’être gelée en permanence, il faut composer avec les journées raccourcies et passé 16 h, plus moyen de faire une seule photo potable. Ajoutons la non-disponibilité de l’Homme comme contrainte supplémentaire pour accomplir sa « corvée » (je le comprends), ce sera donc un plan B et une copine à la rescousse.
Si le tricot n’a pas avancé des masses ce WE, je me suis tout de même octroyé du temps en vue de me réaliser un veste à la fois chaude et douillette avec quelques détails chics comme des empiècements et grandes poches en cuir.
Petit check des éléments indispensables avant de démarrer quoi que ce soit :
- Le tissu, un tweed moucheté tout moelleux, j’ai.
- Le cuir, en agneau nappa tout doux, j’ai (from Pollita’s shop)
- Un début de patron, complété par une séries de modifs, j’ai.
- Quelques inspirations et un croquis miteux dessiné au dos d’un menu, j’ai aussi.
Et pourtant, le projet a failli tourner au vinaigre.
Du rab’ pour Séraphine + sautoirs cuirs
Moins de deux semaines se sont écoulées depuis l’arrivée de Séraphine dans le e-shop et mon petit stock a fondu à une vitesse qui m’a tout bonnement clouée sur place.
Anxieuse et en manque de confiance comme pas deux (mon vieux fond de caverne assorti de cette foutue culpabilité), je me surprends malgré tout à prendre certains risques que jamais-au-grand-jamais je n’aurai osé auparavant.
Parmi mes bêtes noires, outre l’approvisionnement en tissus de qualité, la question des tailles et leur répartition s’avère redoutable. Pour vous donner une image du stress lorsqu’il s’agit de trancher, c’est comme jouer à la roulette russe, sympa hein ! Et les jeux de hasard, c’est pas franchement ma tasse de thé.
Ma maigre expérience ainsi que vos retours infiniment précieux me permettent au fur et à mesure d’affiner cette répartition, cela dit, il me reste encore beaucoup de progrès à faire. J’ai ainsi pris en compte vos réclamations en ce qui concerne la rareté des tailles 0.
La version unie de Séraphine que je vous présente aujourd’hui est donc partie cet après-midi dans la taille « mini-gabarits » avec les trois autres habituelles.
Avant de lancer une nouvelle série, je me devais de vérifier le tombé du tissu en réalisant un prototype. Sur ce coup là, j’ai bien fait de suivre mon instinct en optant pour ce drap de laine anthracite doux et bien chaud, conforme à mes attentes. C’est toujours ça de gagné.
C’est parti pour 5 mois de manteau
4°C maxi aujourd’hui, les arbres sont quasi à poil et la lumière brille par son absence : on est bel et bien en hiver, adieu les PPB (Petits Blousons en Cuir), c’est de laine qu’il faut maintenant se couvrir pour un CDD minimum de 5 mois.
A cette époque, je me réjouis encore d’enfiler un bon manteau, en particulier tout neuf. On en reparle en janvier quand je n’aurai qu’une envie : le balancer par la fenêtre.
De ce côté là, j’ai beau saliver sur toute une série à 3 chiffres comme les Sessùn, Isabel Marant Etoile ou Les Petites pour ne citer que ces marques, la raison finit toujours par l’emporter (la tronche potentielle du banquier ou de l’Homme y sont aussi pour beaucoup).
Pour changer, j’ai donc pioché celui-ci sur La Redoute parce que les coupes, quoique classiques, restent dans l’air du temps et je n’ai pas trouvé mieux comme rapport qualité/prix. J’en veux pour preuve mon caban esprit boyfriend de deux ans d’âge, toujours d’attaque, je lui ai juste changé les boutons histoire de lui apporter un semblant de nouveauté.
Je vous accorde que « Laura Clément », ça fait moyennement rêver mais vous savez ce qu’on dit : il faut laisser sa chance au produit.
Les Merlin m’enchantent
13h30 cet après-midi, je ramène mes lardons à l’école et je suis alors témoin d’une scène à la fois drôle et terrifiante : une petite fille de CM2 (= 10 ans) enfile son nouveau sweat Abercrombie et plus loin un fan-club de filles (ses copines) la langue par-terre y vont chacune de leur petit commentaire « waouhhhh, trop beauuuu son sweaaaaat« , « grave, ça lui va trop bien avec son slim griiiiiiis« , « je kiffe !«
Stupéfaite oui mais sensible sur le sujet quand je vois ma dernière (5 ans 1/2) se rouler par-terre ce matin parce que son slim préf’ était au sale, insupportable.
Là, j’ai dû louper un truc côté éducation, autant dire que je ne suis pas sortie de l’auberge avec mes deux greluches.
M’enfin tant qu’ils ne disent pas N*que ta mère et qu’ils appliquent le « SBSAM », comprenez « Sourire, Bonjour, S’il-te-plaît, Au revoir, Merci » et quelques valeurs essentielles de respect, je passe l’éponge sur certains trucs moins lourds de conséquence. Quoique.
Ajoutons qu’en terme de sape et d’achats raisonnables, je ne suis pas forcément une référence pour mes filles, déjà que l’Homme me surnomme le panier perçé.
Bref moi aussi, je me la pète avec mes chelsea boots Merlin qui claquent et mon fut’ zipé qui brille. A défaut de fan- club, je donne dans l’auto-kiff (autre expression empruntée aux 8-10 ans).
![vente-privé-2dec[1]](http://www.unesourisdansmondressing.com/wp-content/uploads/2011/11/vente-privé-2dec12.jpg)









