Fan des 60′s
Satisfaite du devoir accompli samedi après-midi face au sourire toutes dents dehors de ma petite princesse, tellement contente d’avoir eu SA fête avec ses petites sirènes hurlantes copines, on peut maintenant revenir à des choses essentielles comme parler chiffons.
Voici une deuxième robe dans un esprit différent de Cornélia (merci pour l’accueil chaleureux que vous lui avez réservée), pour celle-ci, j’ai pioché mon inspiration dans les années 60 parce que j’aime tout simplement cette époque où les femmes étaient chics avec juste une petite robe courte à la coupe géométrique.
Je me suis efforcée d’y appliquer les principaux codes (à ma sauce) comme une taille basse et des empiècements aux épaules soulignés de passepoil. Le bas est légèrement évasé mais pas trop non plus parce qu’à moins d’être une grande liane filiforme, cette coupe n’est pas à mon sens, forcément flatteuse pour la silhouette.
Taillée dans un sobre drap de laine gris anthracite à petits chevrons, elle laisse la place aux accessoires pour la rendre plus rock’n'roll ou classique à la Jackie Kennedy et vous savez à quel point j’aime que les vêtements soient multi-usages.
Je ferais peut être mieux de la boucler et vous en montrer un peu plus ?
Mère indigne ou mère courage ?
Qu’on se le dise, je DETESTE les goûters d’anniversaire : les décibels des bambins surexcités, la baraque retournée, les animations à prévoir, le gâteau qui fait un bide, la ruée vers les bonbecs comme s’ils n’en avaient vu de leur vie et les disputes qui en découlent, les verres renversés, les pipis d’urgence, j’en passe…
Forte de ces expériences peu encourageantes, voilà 6 mois que je fais poireauter ma petite dernière qui me supplie au moins une fois par semaine « maman, steuplait, c’est quand que je fais ma fête avec mes copines ?« . Moche hein !
Au pied du mur et en mode honteuse, je m’y suis donc collée cet après-midi pour son plus grand bonheur MAIS pas le mien. Je me serais plutôt vue en position horizontale dans un calme absolu (on peut rêver) la couette remontée jusqu’aux oreilles.
Qui en est pour un collectif anti-goûters-d’anniversaires-qui-plombent-le-samedi ?
Petite robe noire dos-nu
Depuis mon premier essai en juin, il me tardait de réaliser une seconde tentative de robe avec un large dos nu. Lorsque j’ai trouvé la semaine dernière un sublime crêpe de laine au tombé lourd et fluide, la question d’y tailler des robes ne s’est pas posée trop longtemps (une fois n’est pas coutume)
La réflexion quant à la coupe s’est avérée par contre un peu plus longue, j’avais envie cette fois d’un modèle minimaliste, épuré et le plus intemporel possible.
Féminin en suivant les courbes mais pas moulax non plus, j’ai une sainte horreur de tout ce qui est trop près du corps mais ça, je pense que vous le saviez déjà. Le dos bien échancré tout en gardant la possibilité du soutif sans que celui-ci ne soit visible (le bandeau est idéal).
Les essayages et ajustements à coup d’épingles tortionnaires qui s’enfoncent dans la peau se sont multipliés et au bout d’un paquet d’heures, j’ai enfin obtenu ce que j’avais en tête au départ.
Je l’ai baptisée Cornélia en référence à un croquis d’Isabelle-Accro de la Mode toujours aussi inspirant, avec son accord évidemment.
De l’intérêt du rangement
Lors de mon rangement saisonnier, effarée par le volume toujours croissant de mon dressing (oui, oui, la prise de conscience est redoutable), un tri plus affiné s’est imposé comme une évidence si je voulais m’y retrouver.
Les piles de fringues menaçant de s’écrouler à chaque fois qu’il me prenait l’envie d’extraire justement la petite blouse écrabouillée tout en dessous, c’était plus possible.
Malgré mon âme de conservatrice, à un moment donné, il faut savoir se séparer des vieux nanars qui datent de Mathusalem, ils trouveront peut être acquéreur lors d’une brocante de quartier pour 3 francs 6 sous, et deux gros sacs Ikea de faits, deux !
Non sans une pointe de nostalgie car chacune de ces pièces triées sur le point d’être définitivement abandonnées réveillent des souvenirs plus ou moins réjouissants : « comment j’ai pu porter un machin aussi infâme ? » ou « tiens, ce futal acheté 3 tailles au-dessus à la hâte lors d’un cafard post-natal, j’étais maso ou quoi ? »
Une fois l’été empaqueté, il restait encore un ultime sac avec quelques créas de l’hiver précédent qui atterriront prochainement dans un vide-dressing pour celles que ça intéresse.
Dieu qu’on se sent plus légère dans tous les sens du termes quand cette corvée est faite !
Et c’est alors qu’on retrouve avec plaisir quelques pièces délaissées à l’image de ce slim léopard dont je ne me lasse pas le moins du monde, même s’il n’est pas forcément facile à porter.
Prolongations
Mais qu’est-ce qui se passe depuis une semaine ? Comme bon nombre de personnes vivant au ryhtme normal des saisons, j’avais déjà rangé dans des moches sacs en plastiques tout mon vestiaire d’été (aspirants les sacs tout de même de chez l’autre ami suédois, trop bien pour réduire l’encombrement et s’éviter des remarques acerbes de qui vous savez), direction le grenier, on se revoit l’année prochaine les cocos.
A deux doigts de ressortir les collants, voilà que l’été (qui a brillé par son absence) se pointe à nouveau. On s’y attendait pas à cette blague là !
Les sandales estivales sont encore accessibles ainsi que le flare blanc, des fois que je serais tentée par ce fameux « blanc d’hiver » dont on nous rebache les oreilles, autant profiter de cette resucée avant de les ranger pour de bon.
Ajoutons un blazer nude peu porté tout au long de la saison officielle (rapport à sa couleur moins facile à associer que je ne le pensais) et l’occasion de vous faire part d’un petit nouveau au cou bucolique à souhait, limite kitsch.








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