Archives mensuelles : avril 2011

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Merci les filles pour vos messages sur mon précédent billet à la sauce « je fais ma râleuse », loin de moi l’envie de dénigrer les lectrices mais simplement exprimer un ressenti.

Comme Peggy (qui a toujours le bon mot) me le disait à juste titre, cette proximité entre la blogueuse et les lectrices se révèle parfois déroutante.

En effet, en plus de mon tempérament entier et spontané, j’ai un faible pour l’auto-dérision et les blagounettes à tout va, tant pis si elles sont miteuses. Forcément vous avez l’impression de me connaître, comme une bonne copine à qui on peut tout dire sans prendre de gants.

Seul différence et non des moindres ? De mon côté,  à quelques exceptions près, je ne peux même pas mettre un visage derrière vos commentaires. Si j’étais Caliméro, j’ajouterais que c’est trop injuste.

Maintenant je sais bien qu’il n’y avait aucune intention malveillante de votre part et je vous supplie à genoux (pas moins, j’vous jure) : gardez votre naturel et continuez de donner votre avis, on a le droit de ne pas aimer et de le dire, je n’y voit aucun inconvénient, au contraire.

La preuve, je n’ai jamais modéré mes commentaires et le côté blogueuse encensée ne me fait pas triper.

D’ailleurs, si on avait toutes les mêmes goûts, ce serait pas drôle, si ?

Allez,  fermons la parenthèse pour de bon et passons à des choses plus légères, vous voulez bien ? Mon plaisir de bloguer est intact, j’espère que celui que vous avez à passer par ici l’est aussi.

A défaut de nouvelles créas (rapport à mon nez dans le guidon en ce moment), ce sera du look haut en couleur comme je les aime avec un petit craquage lors de notre vente vendredi.

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Aïe !

Ben alors les cocottes, on change vos habitudes et je vous sens toute perturbées ?

Vous savez, s’il y a bien un truc que je m’efforce de fuir, ce sont les étiquettes et clichés en tout genre et pourtant, comme vous derrière votre écran, je reste humaine avec mes qualités et surtout beaucoup de défauts incorrigibles.

Donc je plaide coupable, car moi aussi, je balance des phrases à l’emporte-pièce comme « c’est beauf », « ça fait coincée du c*l », « t’es snob », j’en passe et des meilleures sans me rendre compte des conséquences que cela peut engendrer, c’est juste pour rire après tout.

Oui mais quand c’est à votre tour de faire les frais de ce genre d’expressions qui veulent dire quoi finalement ? Pas grand chose, eh bien, entre nous, j’ai déjà connu plus agréable comme sensation.

J’apprécie la franchise et si je n’hésite pas à vous livrer mes états d’âme modesques ou un poil plus profonds, c’est bien dans le but de créer un échange simple et spontané, sans parler du fait que vos conseils francs-du-collier me sont souvent utiles.

Maintenant, ce blog a une vocation de légèreté, on est là pour s’amuser et tant que possible passer un bon moment, aussi futile soit-il. Alors quand celui-ci se transforme en « tribunal du look » pour reprendre l’expresssion d’une blogueuse que j’aime beaucoup, j’ai un peu de mal à suivre.

Imaginez que je raboule chez vous et que j’embraye direct par des remarques assaisonnées : « tu fais versaillaise », « c’est un poisson d’avril ?« , « tu vas à un rallye dans le XVIème ? » au moment où vous ne vous y attendez pas le moins du monde, vous réagiriez comment ?

Car c’est là où le bât blesse, je ne m’y attendais pas, vexée comme une crotte en somme.

Il faut dire aussi que je tends sans nul doute des perches un peu trop grandes, ce qui laisserait à penser que je peux tout entendre sans sourciller. Et bien non, je n’ai qu’un petit coeur tout mou.

Est-ce que je prends la mouche pour des queues de poire ? Peut-être, assez en tout cas pour avoir envie d’ouvrir une petite parenthèse, chose plutôt rare ici, j’ai d’ailleurs longuement hésité, la discussion reste évidemment ouverte.

Et moi je vous dis à très vite avec du look (en escarpins ou pas !), des créations (j’espère) et du plan shopping.

Bonne fin de WE à toutes !

Etre une femme (ou plutôt essayer)

LA paire d’escarpins de vraie femme, je l’ai convoitée tout l’hiver, essayée un nombre incalculable de fois pour y renoncer immanquablement. Mon être tout entier, en particulier mes pieds capricieux, les refusaient en bloc, conditionnés entre autre par le confort du plat 

Ils trouvaient toujours le moyen de me faire dire à la vendeuse la phrase typique : « je vais réfléchir » :

- Talons trop hauts, trop fins : « méfie-toi,  c’est la gamelle assurée et une jolie entorse de derrière les fagots« .

- Trop raides, mes pieds tyranniques m’envoient dans ces cas-là des menaces très précises du genre « prend-les et elles resteront au placard tant tu souffriras« .

- Trop loin de moi, vous savez cette histoire de style qui vous colle à la peau, la menace cédait alors la place à la moquerie : « arrête de vouloir jouer les femmes, ça ne te va pas du tout ».

Enfin au détour d’une virée au bureau de poste de mon quartier, mes pieds ont accepté un compromis vite-fait bien-fait, à la bonne heure !

Les voici associés à un pantalon rose dragée également convoité et qui curieusement a échappé à ma fameuse règle débile du « j’achète, je mets ». Le pauvre poireaute en effet depuis un mois avec son étiquette, tout seul avachi sur une chaise. 

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