Noir, c’est noir. Gris, c’est gris
Tout en zonant en vieux peignoir hier matin, et en examinant le contenu mon placard d’un oeil torve, une décision s’imposait comme une évidence, il fallait ranger tous ces vêtements d’été que je ne mettrai plus avant 2011, moche.
Résultat une grosse pile qui risque fortement de traîner pendant quelques jours semaines avant de descendre la partie hiver du grenier. Du coup, C’est le souk dans la chambre nuptiale conjuguale et mon placard me semble tout maigrichon.
Il ne fait ni assez froid pour sortir la peau de bête retournée (tant mieux, en même temps) et plus vraiment caliente pour jouer les prolongations sur le vestiaire d’été. C’est la mi-saison et on ne peut pas dire que j’en sois vraiment friande.
Chaque jour, je me fais violence pour laisser mes doigts pieds à l’air libre comptant par avance leurs mois d’enfermement à venir alors que je n’ai en réalité qu’une envie : porter mes nouvelles boots compensées gris souris. Une fille est parait-il pleine de contradictions, mais quel est l’imbécile qui a dit ça ?
L’Homme a tranché, elles sont d’après lui à dé-gueu-ler, charmant. En revanche, il n’a fait aucun commentaire sur ma petite robe noire, dois-je considérer qu’il approuve ? Aucune idée.
Pour la réaliser, je suis partie du patron japonais n° 7 issu de ce livre :
Mes modifs : j’ai descendu la taille de la partie haute (une bonne vingtaine de centimètres), puis j’ai ajouté la partie jupe avec poches italiennes, une bande de coulisse pour l’élastique à la taille et enfin, j’ai échancré les emmanchures puisque je voulais ma robe sans manches.
Mon verdict ? Je crois que j’ai encore vu la vierge sur la longueur que je trouve une fois encore un poil trop courte. Pour tout vous dire, à l’origine j’avais en tête une combi-pantalon et puis, en réflêchissant deux secondes au côté anti-pratique de la chose, en particulier en hiver, j’ai tout bonnement renoncé et coupé n’importe comment mon tissu.
Avec des collants bien opaques, je devrais en principe la rendre plus facilement portable, non ?
Et les boots dans l’histoire ? Je suis une faible fille influencée par les magazines de…fille. Il a suffit d’un micro coup d’oeil dans un numéro d’ »Envy » pour savoir qu’elles devaient être miennes.
Avec un talon d’une hauteur a priori décente, une forme affinée, une couleur grise irrésistible dans un beau cuir velours, tous les ingrédients étaient réunis pour un craquage en bonne et due forme au grand dam de l’Homme, j’en fais mon affaire, il s’y habituera. (Modèle Frisson chez l’ami André)
Quand même il me fatigue avec ses goûts limités, pour ne pas dire classiques au possible. En même temps, y’a pire comme défaut, comme celui de ronfler et me flinguer la nuit par exemple.
Je vais me reprendre un p’tit café tiens !











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