Archives mensuelles : octobre 2009

Une de plus

Je fais des teasings pourris, moi ? Il faut croire que oui puisque vous avez toutes trouvé, à quelques exceptions près, de quel modèle japonais il s’agissait.

C’est bien la U du dernier Stylish Dress Book, un poil revisitée.

Mes modifs n’ont rien de très recherché :

- Deuxième partie des manches zappées.

- Hauteur du col augmentée de 10 cm pour le plier et lui donner plus de corps, rapport à la souplesse du tissu

- Pattes boutonnées avec boutons métal pour le côté « officier » (4 bandes de 4,5 X 19 cm piquées end/end, retournées et surpiquées à 7 mm du bord)

- Bas de la tunique réduit sur les côtés de 2 cms pour la rendre moins évasée

J’ai néanmoins rencontré quelques soucis techniques qui m’ont fait pester comme une mégère. En effet, malgré les valeurs de couture ajoutées sur chacune des pièces, le col boule ne coïncidait pas avec l’encolure, j’ai dû recouper la pièce en question en ajoutant 1,3 cms sur la pliure, TRES énervant.

Comme je ne voulais pas de coutures apparentes, surtout au niveau du col, j’ai piqué une seule épaisseur du col puis fait un rentré sur l’autre extrêmité à fixer sur l’envers, le tout bâti à la main, que du bonheur.

Au final mes efforts ne sont pas restés vains, gros coup de coeur pour ce modèle facile à vivre dans une matière démente, avec une couleur irrésistible entre gris et navy from Stop Tissus.

Côtés associations, point trop n’en faut, le col étant déjà bien chargé. Exit les sautoirs, essais non-concluants.

Par contre, la ceinture cloutée est la bienvenue sans oublier les cuissardes qui viennent rockiser cette robette somme toute un peu sage. Et le chapeau ? Raccord avec la météo, de la flotte et encore de la flotte

Perfecto Zara – Ceinture cloutée Bershka – Cuissardes Eram – Trilby (quartier des Halles)

Autre tentative avec de la ceinture portée taille haute, on dirait presque que j’ai oublié de mettre le bas, ambiance ras-la-salle-des-fêtes.

Ceinture Zara

Petit bilan d’une journée en cuissardes : un régal, ce côté enveloppant et chaud vous donne l’agréable sensation d’être devenue aussi conquérante que d’Artagnan, donc très bénéfique pour la self-esteem. Et leur style sobre les rendent ultra-faciles à apprivoiser. Bref, elles ne vont plus me quitter.

Tout vient à point à qui sait attendre

Suite à premier échec le mois dernier dans ma quête de la cuissarde idéale, j’avais tout simplement mis de côté ce dossier, tout en le gardant à l’esprit. Je ne suis pas femme à me laisser abattre par un bout de cuir.

Celles que j’ai en tête ne sont autre que des Chloé, pas vraiment acceptables par mon banquier.

crédit photo Café Mode

De préférence en peau comme celles-ci plutôt qu’en cuir lisse, plates, et mi-cuisse cela va sans dire, le cas échéant elles ne méritent pas leur appellation, remember la genouillarde André.

Un petit coup d’oeil sur Ebay, sait-on jamais, pour tomber sur des modèles alliant chic et sobriété :

version sado-maso

ou drag-queen

Je soupçonne l’Homme de réduire les cuissardes à ces deux modèles, d’où sa vive opposition dans mon désir d’en adopter.

Revenons à des modèles plus décents et autrement plus alléchants :

Isabel Marant et ses cuissardes ultra-moulantes façon chaussettes à enfiler, pour la bagatelle de 850 euros, une bricole.

Iro, pile la bonne longueur de tige, bien enveloppantes mais semble t-il un bon talon et un prix toujours non validé par le banquier (490 euros).

Rapprochons-nous maintenant des chaînes de magasins avec Minelli qui, depuis plusieurs saisons, nous proposent une foule de modèles à la fois tendance et qualitatifs. Certes le prix reste un rien élevé, toutefois plus abordables que chez les créateurs ou les marques telles que Sandro, Maje ou Iro pour ne citer qu’elles.

Une ligne superbe mais un talon démesuré pour mes pauvres petits pieds qui tolèrent péniblement les 7 cm. Un autre modèle plat attire mon attention, cependant une fois enfilé, il se révèle 10 fois trop large et tombe comme une vieille chaussette. Tant mieux, ce sera toujours près de 160 euros d’économisés.

La Redoute se défend aussi avec des cuissardes seconde peau en tissu microfibre stretch. Moyennement convaincue par la matière, encore moins par le talon, par contre le visuel ainsi que le prix sont plutôt tentants.

Cuissardes La Redoute (79,90 euros)

Bref, chou blanc jusqu’à présent. Et quand on cherche, on ne trouve pas, c’est bien connu.

Il a donc suffit que j’abandonne provisoirement l’idée de cuissardes galbant mes cuissots sans les transformer en saucisson pour que je tombe nez à nez avec le modèle tant convoité à un prix presque aussi léger qu’en VPC.

Eram – 89,90 euros

Et pour ce prix, on a même du cuir les amis (extérieur + semelle intérieure). Une souplesse et un confort absolu font de ces cuissardes de vrais chaussons. Je sens que je ne vais plus pouvoir me passer de cette douce chaleur enveloppante.

Côté vestiaire, elles s’accordent avec pléthore de pièces, contrairement à ce que j’imaginais. L’absence de talon limite le côté risqué de la chose. L’autre bonne nouvelle, c’est la validation par L’Homme, je ne fait ni pu-pute, ni Francis Lalanne et encore moins Fanfan la Tulipe. Elle est pas belle la vie ?

En parlant d’association, mes nouvelles acquisitions sont déjà très copines avec une nouvelle créa que je vous présenterai en détail dès demain. Saurez-vous reconnaitre le modèle japonais quelque peu modifié ?

L’occasion fait le larron

ELLE titre cette semaine, « le nouveau manteau, c’est la veste ». Pour tous les goûts et toutes les bourses, elle occupera une place de choix dans nos vestiaires. Notons pour ce sujet un effort de la rédaction en proposant des modèles accessibles, ce qui à déplorer la plupart du temps.

Voilà une belle occasion de me plonger dans le sujet en vous présentant ma veste croisée dénichée jeudi dernier dans une friperie parisienne incontournable : Freep’Star. En terme de bourse, 10 euros. Difficile de faire moins cher, si ?

Dans ces deux boutiques microscopiques du Marais, j’ai croisé une concentration de jeunes lianes, pour la plupart étrangères et à coup sûr mannequins, heureusement que je me concentrais sur ma quête de trésors sinon bonjour le coup de vieux et la sensation d’être un thon.

Le nez fourré dans ces merveilles de vintage à l’odeur de vieux grenier, j’ai donc dégoté une veste boyfriend croisée et une pochette en cuir à chaine.

Plusieurs versions m’ont inspirées pour associer cette veste oversize qui appartenait certainement à un monsieur, rapport au boutonnage inversé.

En mode executive woman :

Jupe en velours homemade (2008) – Foulard Pimkie – Ceinture Newlook – Boots André

En tregging, façon dominatrice bitchy ou rock selon les avis :

Tregging et foulard Pimkie – Ceinture Newlook – Boots André

Ou en jegging, non-ceinturée (surtout chiffonnée et puante pour cause de pressing en attente) dans un style boyish :

Jegging H&M – Foulard Zara

Et enfin associée simplement à un jean slim + ballerines sur une blouse à jabot pour la touche de féminité, c’est encore dans cette version que je me sens le plus à l’aise, ceinturée ou pas :

Blouse à jabot homemade – Jean slim H&M – Trilby boutique du quartier des Halles – Ceinture cloutée Bershka – Ballerines Naf-Naf

Avant de vous laisser, je tiens à vous présenter quelques excuses pour mon humour plus que douteux dans mon dernier post avec la fausse crotte. Ecroulée par cette blague au ras du plancher, je n’ai pas réalisé une seconde que l’image pouvait probablement heurter. Jusqu’à ce que je croise le regard consterné de l’Homme quand il s’est aperçu que j’en avais publié une photo sur mon blog, inutile de vous dire qu’il m’a trouvée complètement stupide.

Cela dit, qui a envoyé une photo à l’un de ses potes avec ladite chose posée dans une assiette à dessert ?

Nous sommes un modèle d’éducation pour nos enfants.

Sur ces sages paroles, passez une bonne journée !

One day trip in Paris

Prenez un papa qui part en déplacement à Paris sur la journée, incrustez-vous dans sa voiture avec votre mère et profitez d’une trop chouette journée parisienne sans vous ruiner en trajets. Vous le savez, je suis une fi-fille à sa maman et j’assume pleinement, nous sommes liées par une incroyable complicité.

Pour ce Paris trip, on étaient synchro sur nos envies, que ce soit de la quête de tissus, de la pause café-clope en terrasse, ou encore de l’immersion dans toutes les friperies du Marais. Notre entente est d’autant plus appréciable que nos goûts sont diamétralement opposés. D’un côté une fille sensible à la mode, de l’autre une mère avec un univers ultra-perso hors des sentiers battus, coloré le plus souvent, improbable parfois mais toujours dans un respect mutuel.

Notre escapade a donc débuté par Belleville avec Stop Tissus, j’en profite pour remercier So Girly avec ses billets « Paris pratique » qui nous ont fait gagner un temps précieux.

Pour résumer, je ne m’attendais pas à une telle qualité avec des prix si dérisoires. Certes il y a du lycra en veux-tu en-voilà mais en prenant le temps de chercher, on dégote de véritables merveilles : du velours milleraies, du satin de coton, de la crêpe de laine…

C’est à ce moment là que les affaires se sont corsées, comment transporter près de 30 mètres de tissu dans un malheureux sac IKEA sans s’arracher un bras ? On s’achète un cabas à roulettes of course et à Belleville les bazars se bousculent au portillon. Aussi, j’ai la joie de vous présenter « copain », mon allié pour la journée et pour toutes les années à venir.

15 euros dans un bazar, on a déjà vu plus excitant comme design mais il a au moins le mérite de rester sobre pour un prix léger.

Ensuite, changement de décor avec un cap sur le Marais, ses friperies, ses boutiques de créateurs, sa faune bobo-chic et encore tellement de choses dans ce quartier qui m’enchantent à chacune de mes visites.

Des petits trésors sont venus alourdir « copain » : une veste boyfriend en laine pour 10 euros et une pochette en cuir avec chaîne pour 10 euros également.

La veste porte une délicieuse odeur de moisi inhérente aux friperies, un détour au pressing s’impose.

Astucieux : la chaînette un poil bling-bling peut aussi être planquée dans la pochette

Après les 2 boutiques Freep’star, nous avons continué du côté de la rue des Rosiers, au numéro 32, on y trouve la friperie « Vintage », très sympa aussi et un peu plus loin l’incontournable COS.

Toujours de belles coupes sobres relevées par des détails très créatifs, une fabuleuse source d’inspiration en somme et la CB restée sagement au fond du sac.

Notre périple s’est achevé par les Halles, en passant devant une sortie d’école et reluquer au passage les looks très Bonpoint-branché des enfants.

Entre temps, un petit trilby s’est posé sur ma caboche :

Trilby – 15 euros dans le quartier des Halles, sur la gauche de Beaubourg, en venant du Marais

Et je vous ai gardé le meilleur pour la fin, mon chef d’oeuvre point de vue shopping parce qu’il fallait bien rapporter une bricole à mes lardons et celle-ci m’a tout simplement tapé dans l’oeil :

Une magnifique crotte fraîche comme on n’en trouve qu’à Paris. Criante de vérité, non ?

Dans la famille, nous sommes légèrement scato et j’étais sûre de faire un tabac auprès de mes enfants qui étaient écroulés de rire et préparent d’avance leur prochaines blagues aux petits potes qui viendront à la maison.

Il nous en faut peu finalement pour être heureux.

Je reviens dès que possible avec mes trouvailles portées, l’Homme reste forcément un peu dubitatif, va falloir mettre le paquet pour le convaincre…

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