Foutue veste
Il y a encore peu de temps, le tissu matelassé faisait immanquablement référence aux vestes archi-tradi du type Barbour, Cyrillus ou Jacadi, on n’était pas là pour rigoler.
A l’exception du mythique sac Chanel (un jour j’en aurai un, foi d’Anaïk), cette matière était peu plébiscitée dans les collections. Il a fallu attendre 2009 pour que le génie de quelques créateurs lui injectent un souffle nouveau et déclinent ses capitons douillets de la tête aux pieds.
Prenons deux grandes maisons de couture pour réaliser à quel point le matelassé peut dépasser la doudoune de survie.
Balmain
Chanel et la brit-girl Lily Allen, sacrément à son avantage sur cette campagne.
A défaut d’adopter son sac, ses manchettes seront un jour ou l’autre à mes poignets en version DIY, ces mignonnes petites choses ne doivent pas être bien compliquées à réaliser.
Avec de telles inspirations, il ne m’en fallait pas plus pour désirer une pièce matelassée homemade dans mon dressing. Le défi « J’ai rien à me mettre – Acte IV » arrive à point nommé, l’enjeu de celui-ci ? La veste sous toutes ses formes.
Un grand merci à Carole, Karen et Karine pour cette nouvelle initiative.
Mon projet ? Une petite veste chanelisante. En théorie, aucun souci, je prends comme Aurélie le patron du manteau L (Stylish Dress Book) déjà réalisé cet été comme la moitié de la blogo, en zappant les pièces froncées du bas et en ajustant les manches, je devrais y arriver.
En pratique, l’affaire s’est corsée pour se transformer en enfer couturesque. Me rappelant que le dos était un peu juste sur la version manteau, j’ai ajouté 2 cm sur la pliure, avec un résultat à double tranchant. Un confort indéniable mais un effet parachute au dos des plus inesthétiques.
La solution ? La pire qui soit : découdre tout le bas pour reprendre les côtés, sachant qu’elle est entièrement doublée et surpiquée (et épaulée). Je vous laisse imaginer ma tronche, mes lardons n’avaient pas trop intérêt à broncher pendant que je m’excitais sur mon découd-vite.
Par chance, ils ont été chous au cours de ce grand moment de solitude, ma fille m’encourageait comme elle pouvait « vraiment, t’as pas de chance avec ta veste maman ». C’est peu de le dire.
Malgré tout, j’en suis venue à bout et en dépit de quelques erreurs irréversibles, j’en suis satisfaite.
Je vous la présente avec une nouvelle pièce que je convoitais : un jean enduit. Pour 29,90 euros, je vous laisse en deviner sa provenance. H&M of course, je n’avais pas foulé les terres suédoises depuis quelques temps et ma visite se révéla fructueuse.
La coupe est parfaite, les détails rocks présents avec les zips aux chevilles et un aspect enduit bien dosé tout en évitant l’effet cartonné.
Et au cou, vous avez remarqué cette touche de couleur ? Attention, c’est du lourd, rien de moins que la marque Epice. Des foulards aux matières nobles et couleurs chatoyantes, du beau qui impose forcément un léger effort côté porte-monnaie.
Je la ramène, c’est un fait et vous savez quoi ? Je l’ai gagné. Un immense MERCI Frieda, je suis comblée grâce à toi et ton incroyable concours.
Assez causé, je file voir les créas des autres participantes.













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