Monthly Archives: octobre 2009

Foutue veste

Il y a encore peu de temps, le tissu matelassé faisait immanquablement référence aux vestes archi-tradi du type Barbour, Cyrillus ou Jacadi, on n’était pas là pour rigoler.

A l’exception du mythique sac Chanel (un jour j’en aurai un, foi d’Anaïk), cette matière était peu plébiscitée dans les collections. Il a fallu attendre 2009 pour que le génie de quelques créateurs lui injectent un souffle nouveau et déclinent ses capitons douillets de la tête aux pieds.

Prenons deux grandes maisons de couture pour réaliser à quel point le matelassé peut dépasser la doudoune de survie.

Balmain

Chanel et la brit-girl Lily Allen, sacrément à son avantage sur cette campagne.

A défaut d’adopter son sac, ses manchettes seront un jour ou l’autre à mes poignets en version DIY, ces mignonnes petites choses ne doivent pas être bien compliquées à réaliser.

Avec de telles inspirations, il ne m’en fallait pas plus pour désirer une pièce matelassée homemade dans mon dressing. Le défi « J’ai rien à me mettre – Acte IV » arrive à point nommé, l’enjeu de celui-ci ? La veste sous toutes ses formes.

Un grand merci à Carole, Karen et Karine pour cette nouvelle initiative.

Mon projet ? Une petite veste chanelisante. En théorie, aucun souci, je prends comme Aurélie le patron du manteau L (Stylish Dress Book) déjà réalisé cet été comme la moitié de la blogo, en zappant les pièces froncées du bas et en ajustant les manches, je devrais y arriver.

En pratique, l’affaire s’est corsée pour se transformer en enfer couturesque. Me rappelant que le dos était un peu juste sur la version manteau, j’ai ajouté 2 cm sur la pliure, avec un résultat à double tranchant. Un confort indéniable mais un effet parachute au dos des plus inesthétiques.

La solution ? La pire qui soit : découdre tout le bas pour reprendre les côtés, sachant qu’elle est entièrement doublée et surpiquée (et épaulée). Je vous laisse imaginer ma tronche, mes lardons n’avaient pas trop intérêt à broncher pendant que je m’excitais sur mon découd-vite.

Par chance, ils ont été chous au cours de ce grand moment de solitude, ma fille m’encourageait comme elle pouvait « vraiment, t’as pas de chance avec ta veste maman ». C’est peu de le dire.

Malgré tout, j’en suis venue à bout et en dépit de quelques erreurs irréversibles, j’en suis satisfaite.

Je vous la présente avec une nouvelle pièce que je convoitais : un jean enduit. Pour 29,90 euros, je vous laisse en deviner sa provenance. H&M of course, je n’avais pas foulé les terres suédoises depuis quelques temps et ma visite se révéla fructueuse.

La coupe est parfaite, les détails rocks présents avec les zips aux chevilles et un aspect enduit bien dosé tout en évitant l’effet cartonné.

Et au cou, vous avez remarqué cette touche de couleur  ? Attention, c’est du lourd, rien de moins que la marque Epice. Des foulards aux matières nobles et couleurs chatoyantes, du beau qui impose forcément un léger effort côté porte-monnaie.

Je la ramène, c’est un fait et vous savez quoi ? Je l’ai gagné. Un immense MERCI Frieda, je suis comblée grâce à toi et ton incroyable concours.

Assez causé, je file voir les créas des autres participantes

Jungle sautoir

A La Droguerie, on trouve des biais Liberty, qui l’ignore encore ? Mais on trouve aussi du biais léopard qui m’a inspiré dès le premier coup d’oeil pour un sautoir express, pile dans l’air du temps.

Il ne restait plus qu’à débusquer le pendentif qui constituera mon sautoir félin.

Du côté des boutons, cette grosse fleur et au comptoir, une plaque ciselée pour la compléter. La vendeuse me propose de le fermer par un noeud, comme des lacets sur une paire de baskets.

Sur ce coup là, je ne le sens pas, je veux une belle finition.

Un joli fermoir et en quelques minutes, la bête est autour de mon cou.

Le bouton fleur est fixé avec une perle de rocaille tube et du fil de fer.

On récapitule la liste des fournitures si vous vous sentez d’humeur bestiaire : 80 cm de biais – 1 gros bouton fleur – 1 plaque ciselée – 1 fermoir + attaches biais en métal – 1 perle de rocaille tube – du fil de fer.

Tellement simple et rapide à réaliser, j’ai déjà envie de le décliner avec du Liberty et des fleurs hautes en couleurs.

Côté look, il s’est tout de suite acoquiné avec ma blouse fétiche à manches gigot :

Et avec ma veste boyfriend vintage, je suis prête à arpenter le pavé, il est d’ailleurs temps d’en profiter car en lisant un récent titre absurde du ELLE  « La veste, c’est le nouveau manteau », j’ai doucement ri. Même si je ne peux me passer de mon magazine hebdo, il faut bien reconnaitre que leurs titres à l’emporte-pièce manquent parfois de sens.

Bulles d’infos en parle mille fois mieux que moi dans un excellent billet.

Blouse homemade – Veste boyfriend Freep’star – Jean slim Promod – Cuissardes Eram

Sinon, J-2 avant le défi « J’ai rien à me mettre » – Acte III, j’espère être prête à temps, aperçu du work in progress :

Et vous prêtes pour vendredi ?

Fan des années 80

Les épaulettes longtemps taxées de ringarditude extrême sont plus que jamais d’actualité en 2009, pile dans l’esprit revival 80’s qui me plaît tant.

Une mode festive, comme un pied de nez à la crise, on ose désormais les paillettes et tissus glitter en pleine journée, les épaules surdimensionnées comme chez Balmain.

Ou juste marquées comme notre Sue Ellen internationale

Sans oublier les couleurs flashy telles que le rouge et le vert, ce dernier étant souvent boudé dans les collections. Une visionnaire cette Sue Ellen, pour le brush, je passe.

Lorsque j’ai exposé à ma mum mon projet couturesque d’un top à épaulettes, je l’ai sentie on ne peut plus dubitative. Elle ne garde pas en effet un excellent souvenir de ces petites choses qu’il fallait remettre en place toutes les 5 minutes. Ma conclusion ? Cette tendance 80’s n’enthousiasme pas forcément toutes les générations.

Un peu comme si les gilets Marion Roth et les petits chiens Agatha de mes 15 ans (quoi, ça date !) revenaient sur le devant de la scène, je ne sais pas trop comment je les accueillerais. Avec ma mobylette bleue et mon sac à dos Liberto ou mieux Hervé Chapelier, la panoplie serait complète.

Je m’égare là, vous trouvez aussi, bande de mécréantes ?

Pour réaliser ma blouse, je souhaitais un modèle simplissime, je savais que j’allais charger la mule avec les papillons. J’ai donc utilisé un patron jap’, le B du livre 64 pour être plus précise.

Très peu de modifs, j’ai juste ajouté 1,5 cm sur le milieu devant pour obtenir plus de fronces, fais les manches en un seul morceau et un poil plus ajustées.

Le tissu est une viscose from Toto qui fait bien la blague par son aspect et son tombé, beaucoup moins pour le coudre, il glisse autant que la fameuse anguille de Maïté, remember…

Une séquence culte vue et revue dans tous les bêtisiers qui me fait toujours autant hurler de rire.

Avec ce foutu tissu, je n’ai pas rigolé. Du tout. Il m’a fallu tout bâtir jusqu’aux ourlets sous peine de plis ultra-disgracieux sur l’envers. Vous voyez un peu le topo.

Et je ne vous parle pas des papillons que j’ai cousu patiemment à la main point par point. Quand je vois qu’Aurélie à cousu ses sequins à la machine, je ne suis pas énervée. Du tout.

Quant aux épaulettes, je les aies cousues en 3 points sur les coutures intérieures (épaules et côté des manches).

Côté looks, j’ai misé sur la formule « less is more » tout en pensant à vos commentaires sur mes deux derniers posts.

Version total look black, a priori, je ne prends aucun risque :

Col roul̩ H&M РPantalon cigarette Zara РBoots Andr̩

Version, j’adoucis l’ensemble avec du gris :

Jean slim gris Promod – Cuissardes Eram

Version rentrée dans une jupe tulipe, façon executive woman :

Jupe tulipe homemade l’hiver dernier

Et enfin version casual en jean et trilby boyish :

Jean Zara – Bottes Minelli – Trilby quartier des Halles

Malgré toutes ces heures accordées, cette blouse est un pur plaisir à porter et le temps de chien de ce WE se prêtait plutôt bien à ce genre d’activités. J’ai même recommencé à tricoter, je vous en parlerai bientôt.

Session de rattrapage

Lorsqu’on choisit de sortir des sentiers battus, et pas seulement sur un plan vestimentaire, deux options s’offrent à vous : ça passe ou ça casse, on a la win ou la big lose.

En lisant vos commentaires sur mon errance modesque d’hier, j’ai manifestement choisi la mauvaise.

Merci à toutes pour votre franchise sans détour, vous vous êtes lâchées, c’est le moins que l’on puisse dire et vous avez bien fait.

Dans cette histoire extrêmement grave et lourde de conséquence pour ma self-esteem (pensez-vous), j’ai aussi retenu une leçon de taille : faire confiance à L’Homme dont les goûts plutôt sûrs ont été très souvent sous-estimés jusqu’à présent. Vilaine épouse ingrate.

Je ne peux décemment pas vous laisser sur une mauvaise impression. Aussi, afin de redorer mon blason, si tant est que cela soit possible, je vous livre un autre look basé à nouveau sur une pièce estivale : le boyfriend bermuda.

Pour le coup, celui-ci m’a accompagné tout l’été et je compte sur lui pour passer l’hiver haut-la-main.

Tout est recyclé à l’exception de cette liquette en soie dégotée le mois dernier chez mon suédois préféré. Eh oui, même H&M est en mesure de proposer des matières plus nobles que  la viscose ou le polyester habituels et pour un prix toujours compétitif (39,90 euros – 20 % de réduction offert ce jour là).

Sur ce je vous souhaite une bonne journée et d’excellentes vacances pour celles qui partent.

De mon côté, je tiens la baraque pendant cette période et je vous retrouve lundi si tout va bien avec une nouvelle créa.

A suivre…