Quand il faut tourner la page

Vous vous rappelez peut être, il y a quelques temps, j’étais en mode tristounette, des nouvelles pas glop m’avaient affecté, dont une que je ne pouvais évoquer. Trop tôt.

Vous savez peut être que je suis une ch’ti pure et dure, indécrottable de ma région et j’ai la chance inouïe de vivre à quelques minutes d’un lieu magique : la maison de mes parents. Toute une histoire, j’y suis née et je n’ai quitté mon cocon familial qu’à 23 ans pour vivre avec L’Homme.

Mais voilà, toutes les belles histoires ont une fin et même si je suis ce qu’on appelle une fi-fille à sa môman, mes parents encore touts jeunes et fringants ont d’autres projets comme quitter la région et se trouver un nouveau nid à 700 km de chez moi.

Aïe ! Mon coeur en prend un gros coup, comment tourner la page de cette maison dont les murs transpirent encore nos disputes et fous-rires avec mes frères, les odeurs de frites (un classique des ch’tis avec la bière, c’est cliché mais véridique) que nous partagions quasi tous les dimanches, le congélo qui se remplissait à nouveau de glaces avec l’arrivée des lardons.

En bref, on peut faire un copié-collé avec la chanson de Bénabar.

Cette maison était mon QG, mon refuge et je me sens déracinée.

Un petit reportage photos, ça vous dit ?

Un jardin bluffant bourré de charme entretenu à longueur d’année par… mes parents. On est passionnés de nature ou on ne l’est pas et sur ce coup là, il ne m’ont pas transmis le virus. Un ver de terre visqueux sous mes yeux et je vire hystéro.

La vieille cabane du jardin a été remplacée il y a quelques années par une jolie serre et déjà à ce moment là, j’avais les boules. Nostalgie quand tu nous tiens.

Au fond du jardin, une petite piscine construite par…mes parents et L’Homme. Quand je vous dis que c’est le paradis.

Et pour ryhtmer la ballade, des messages sont disséminés un peu partout. Echantillon.

Et l’intérieur ? Plus atypique, connais pas.

Une déco basée essentiellement sur la récup’, mes parents sont aussi artistes dans l’âme, même légèrement soixante-huitards sur les bords.

Des collections en tout genre : cafetières, horloges, saintes vierges kitsch, cages et poupée vintage…la liste est non-exhaustive.

Vous en connaissez beaucoup des bicoques avec un parasol Tropico à franges dans le salon ? Moi pas.

Mes parents jouïssent également d’une résidence secondaire unique au monde :

Une mini-caravane achetée sur le bon coin.fr qu’ils ont customisée en roulotte

Le kitsch est poussé à l’extême, très Bollywood et c’est ça qui est drôle.

Cette nouvelle qui m’a bien chamboulée commence à être digérée et puis relativisons, il y a nettement plus emmerdant. Out le spleen donc, je profite encore quelques mois de ce petit paradis, une histoire différente s’écrira ailleurs et pourquoi pas pour nous aussi, d’ailleurs ?

78 réponses à Quand il faut tourner la page

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